Christian Friedrich Samuel
 
Hahnemann

 

Portrait Hahnemann

 

Médecin du XVIIIe siècle (1755 – 1843)
Fondateur de la doctrine homéopathique

 


Hahnemann est né le 10 avril 1755 à Meissen en Allemagne dans une famille éloignée de la médecine (son père est peintre sur porcelaine à la Manufacture royale de cette ville). C’est un élève brillant, il entre à l'université à 20 ans pour y suivre des études de médecine. Il soutiendra sa thèse le 10 août 1779.
En 1783, il s'initie à la galénique dans l'officine du pharmacien Haseler et en 1789, il commencera des études de chimie à Dresde où il fait la connaissance de Antoine Laurent de Lavoisier (fondateur de la chimie moderne).
En 1790, il est déçu par les pratiques thérapeutiques de son temps. Il décide de ne plus exercer, peu de temps après son installation, sur motif que les médecines de l’époque étaient selon lui trop agressives. Il s'intéressera au « Traité de matière médicale » écrit par un médecin et chimiste écossais, William Cullen qui lutte continuellement contre les préjugés le plus généralement adoptés qui s’opposent aux progrès de la médecine ! Il se met alors à lire et à traduire différents ouvrages dont celui de, William Cullen.

Hahnemann remarque une coïncidence entre la toxicologie du “quinquina” (quinine) et ses propriétés antipyrétiques. De ce fait, il décide d’en administrer à des sujets sains et d'en absorber lui-même de fortes doses. C’est la première expérience pathogénétique.
Hahnemann observa que l'administration de quinine à des sujets sains, provoquait des accès fébriles, comparables à ceux de la fièvre quarte = fièvre intermittente observée surtout dans le paludisme, dont les accès reviennent respectivement tous les quatrièmes jours.  
 
C’est en 1796, qu’il commence à mettre en pratique ses principes d’homéopathie. A partir de 1800, il la pratique véritablement.
 
Selon Hahnemann ; la méthode homéopathique est celle qui, calculant bien la dose, emploie contre l'ensemble des symptômes d'une maladie naturelle, un remède capable de provoquer chez l'homme bien portant, des symptômes aussi semblables que possible à ceux que l'on observe chez le malade.
 

En 1810, il publie la doctrine homéopathique, l’Organon, qui décrit la médecine homéopathique avec les traitements et la fabrication des médicaments. C’est ainsi qu’est née l’homéopathie.
 
La première loi de l'homéopathie est posée : la loi de similitude ou encore loi d'analogie.
Toutefois, déjà identifiée et mis en avant par Hippocrate et également appliquée au Moyen-Age.

 

« Les semblables sont guéris par les semblables Similia similibus curentur »

En 1825 : Hahnemann définit la deuxième loi de l'homéopathie : la loi d'infinitésimalité.
 
En effet, au cours de ses expérimentations, il avait constaté que se manifestait, dans un premier temps, une aggravation de la maladie ou du symptôme à traiter. Pour pallier cet inconvénient, il envisagea une procédure galénique qui consistait à diluer la drogue d'une manière décimale (DH pour décimale hahnemanienne) ou centésimale (CH pour centésimale hahnemanienne) et c'est ainsi qu'il atteignit rapidement le niveau infinitésimal.
 
La doctrine homéopathique de Hahnemann fut accueillie avec hostilité en Allemagne, il s’installa donc en 1835 à Paris et y connut le succès jusqu’à sa mort.
En 1835, l’Académie de médecine condamne l’homéopathie, ce qui n'empêchera pas cette dernière de prospérer...