L’Isothérapie

 

 

La technique isothérapique a été développée pour la première fois au XIXème siècle.

En France, les auto-isothérapiques sont interdits à la vente et à la fabrication depuis 1999.


 
L'isothérapie était considérée comme une technique de désensibilisation du malade par rapport à sa maladie et une technique homéopathique qui visait à améliorer la tolérance du patient vis-à-vis des allergènes responsables de leurs maux. Cette méthode utilisait pour traiter le trouble, l’agent responsable, dilué et dynamisé. Il existait l’hétéro isothérapie et l’auto isothérapie. Il était noté une bonne réponse chez le psorique, une faible réponse chez les sycotiques mais une amélioration si l’on procédait à un drainage.


 

Les isothérapies étaient réalisées :
 
- à partir du pus, du sang, de l’urine, de la salive…., prélevé sur le malade lui-même ; pour traiter une pathologie qui était causée par une bactérie ou par un champignon.
 
Elles étaient appelées les Auto isothérapiques : les produits étaient issus du malade lui même puis dilués et dynamisés.
  • Le recueil de sang était assimilé aux infections froides, aux intoxications chroniques, aux effets secondaires de médicaments (lorsqu’il était impossible de faire l’hétéro isothérapique).
  • Le recueil de l’urine était lui assimilé aux infections urinaires récidivantes, aux infections froides, aux intoxications chroniques, aux effets secondaires de médicaments (lorsqu’il était aussi impossible de faire l’hétéro isothérapique).
  • Le recueil de la salive (crachats) était conseillé pour les affections respiratoires.
  • Le recueil des selles concernait tous les troubles digestifs.

 

- à partir de poussières de maison pour les maladies des voies respiratoires. Il était conseillé de recueillir les poussières de la maison du patient en prenant le contenu de l'aspirateur, de poussières ou de farines de céréales (blé, orge, avoine, maïs), de poussières industrielles, de pollens (graminées, platane, ortie, acacia), d'allergènes d'origine animale : poils, plumes ; pour les allergies respiratoires.
 
- à partir de médicaments divers, conservateurs et colorants, aliments variés (lait, œufs, fruits de mer, poisson, chocolat) ; pour les allergies par voie digestive.

- à partir des lessives et produits pour vaisselle, des cosmétiques, parfums, des produits capillaires, des essences, des solvants ; pour les allergies de contact.
 
Elles étaient appelées les Hétéro isothérapiques : tous les produit qui entrent dans l’environnement du malade et qui provoquent des troubles pathologiques étaient dilués et dynamisés.
  • Les médicaments qui entraînent des effets secondaires comme les vaccins...
  • Les métaux qui entraînent une  intoxication chronique comme les métaux lourds..
  • Les vernis, peintures et produits ménagers responsables des maladies professionnelles.
  • Le tabac, dans ce cas, l’hétéro isothérapique aidait au sevrage tabagique.
  • Les poils d’animaux et les pollens permettaient une désensibilisation du malade.
  • L’hétéro isothérapique pour les ondes, était conseillée pour l’hypersensibilité chez le malade aux ondes électromagnétiques
 
Malgré tout, si l'allergie était ancienne, récidivante,  il fallait quand même avoir recours à un isothérapique préparé à partir de l'urine ou du sang prélevé sur le malade lui-même.

 

Les conseils isothérapiques :
 
- Pour les expositions anciennes (intoxications chroniques) ou dont on ignorait le moment exact de l’exposition (infection froide) : 1 dose par semaine en 7CH ou 9CH ou 3 granules par jour en 7CH ou 9CH étaient conseillées jusqu’à amélioration.
 
- Pour les désensibilisations ou les expositions récentes (effets secondaires suite à la prise d’un médicament), la technique qui était préconisée par Hahnemann puis par Nasch, était une dilution en échelle croissante. La désensibilisation se faisait progressivement.
 
Plusieurs protocoles étaient possibles :
  • 1 dose par semaine en gradient croissant (4CH, 5CH, 7CH, 9CH, 12CH, 15CH, 30CH)
  • 3 granules par jour en gradient croissant avec une durée de traitement de 8 à 10 jours par dilution. L’intérêt était qu’il y avait possibilité de revenir à la dilution antérieure si on notait une exacerbation des symptômes.
  • 1 dose ou 1 tube de granule avec l’ensemble des dilutions dans le même tube. L’intérêt de ce protocole était que l’on évitait les trous d’inactivation.
 
L'isothérapie permettait dans bien des cas d'obtenir des résultats intéressants, qu'elle était utilisée seule ou en association avec d'autres méthodes douces comme l'homéopathie.