La composition des médicaments homéopathiques



 

 Selon l’article L.5111-1- du Code de santé publique, on entend par médicament homéopathique : « Tout médicament obtenu à partir de produits, substances ou compositions appelés souches homéopathiques, selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne, la pharmacopée française ou, à défaut, par les pharmacopées utilisées de façon officielle dans un autre Etat membre de la Communauté européenne. Un médicament homéopathique peut ainsi contenir plusieurs principes. »
 

Une souche homéopathique se définit par tout produit, substance ou composition qui, sous forme définie, sert de point de départ aux dilutions homéopathiques. Il existe environ 3000 substances végétales, animales, minérales ou chimiques qui aident à leur fabrication.

 
- Souches d’origine végétale
 
Les récoltes suivent un cahier des charges très strict. Les végétaux doivent être éloignés des zones de pollution et respecter les écosystèmes. Les pratiques agricoles doivent être adaptées et justes.
Les souches végétales sont ensuite mises en macération.
Les souches d’origine végétale représentent 60% des souches homéopathiques. Les plantes sont utilisées sous forme fraîche. On peut utiliser la plante entière (Arnica montana, Chelidonium majus), ou seulement une des ses parties comme le fruit (Conium maculatum), la racine (Gelsemium sempervirens), l’écorce (China rubra…)

 
- Souches d’origine animale :
 
On ne dénombre pas moins de 200 souches animales.
 
Il peut s’agir d’animaux entiers comme les abeilles (Apis mellifica), les fourmies (Formica rufa), les animaux aquatiques (Sépia officinalis..), les araignées ou encore les serpents dont on extrait le venin, sécrétions animales (Lachesis mutus, Bothrops, Vipera). 
L’homéopathie peut aussi avoir recours à la dilutions des organes d’animaux (généralement porc, lapin, canard), exemple : thyroïde, surrénale, cartilage, c’est l’organothérapie.
Les souches d’origine animale, de façon générale, ciblent le système nerveux. Seulement quatre souches montrent des effets orientés vers le système de circulation sanguine. En raison de la toxicité de certaines monographies animales, la réglementation des substances vénéneuses entre en vigueur. Ainsi, pour l’ensemble des souches animales, les dilutions en dessous de 4 CH sont inscrites sur la liste I des substances vénéneuses.
 
D’après le Journal Officiel du 27 septembre 2000, à cause du risque de transmission d’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), il est désormais interdit d’exécuter et de délivrer des préparations y compris homéopathiques à base de produits d’origine bovine, ovine ou caprine. Il reste cependant possible d’utiliser des animaux comme les mollusques, insectes, reptiles, chiens, chats….


 

- Souches d’origine minérale ou chimique :
 
Elles sont au nombre d’environ 1100 souches.
 
Les substances qui en sont issu peuvent être des métaux simples comme l’or, le cuivre (Aurum metallicum, Cuprum metallicum…), des sels comme le nitrate d’argent (Argentum niticum), des sels complexes comme le sel = chlorure de sodium (Natrum muriaticum) ou encore des produits définis par leur mode de fabrication comme le mélange de chaux et de bisulfate de potassium (Causticum).
Le sel de mer ou l’arsenic sont des souches insolubles, ont procède donc d’abord à une trituration dans du Lactose avant de les diluer.


 

-  Souches pour biothérapies :
 
  • Les biothérapies Codex : obtenues à partir de toxines, anatoxines, sérums, vaccins, inscrits à la pharmacopée et préparées par des laboratoires spécialisés comme l’institut Pasteur. 
Exemple : Influenzinum, Sérum de Yersin, Aviaire… 
 
  • Les biothérapies simples : obtenues à partir de cultures microbiennes pures. 
Exemple : Colibacillinum issu d’Escherichia coli, Enterococcinum, Parathyphoïdinum… 

 

  • Les biothérapies complexes : obtenues à partir de substances non chimiquement définies, de sécrétions ou d’excrétions pathologiques ne correspondant pas à un produit pur. 
Exemple : Pyrogenium obtenue à partir animaux comme le porc mais aussi à partir de produits humains comme le placenta. Cette souche est issue de la dégradation de ces matières renfermant des germes et substances pyrogènes. 

 
- Souches pour isothérapiques :
 
Il s’agit de préparations extemporanées à base de produits fournis par le malade lui-même et destinées à son propre usage ou prélevées dans son environnement. 

 

On retrouve deux types d’isothérapie
 
  • L’auto-isothérapie : il s’agissait de préparations extemporanées à partir du prélèvement biologique fourni par le malade lui-même. 
 
Il est interdit de préparer des médicaments à partir de sang, sperme, salive, placenta, urines et squames. 
 
  • L’hétéro-isothérapie : obtenue à partir de produits se trouvant dans l’environnement du malade (poils d’animaux, plumes, poussières, produits à usage professionnel, pollens, cigarettes…). 
 
Ces produits servent notamment à réaliser la désensibilisation du malade et ne pourront être délivrés que sur ordonnance homéopathique.


 
Lorsque les souches arrivent en laboratoire, elles sont analysées, inspectées et subissent de nombreux tests de conformité avant toutes préparations.


 

Notre répertoire des souches est disponible sur ce lien