La préparation du médicament homéopathique



 

 Les Teintures mères sont des médicaments de phytothérapie. Elles sont traditionnellement utilisées comme médicament homéopathique après dilution. On donnera comme nom à la Teinture Mère,  le nom latin de la plante, Cassis (Ribes nigrum) Arnica des montagnes (Arnica montana).. 
 
Elles sont obtenues par macération de plantes fraîches, ou à défaut sèches dans un mélange d'eau et d'alcool :
- 1/10 de substance broyée et pulvérisée +  9/10 de solution hydroalcoolique (solvant).
 
Il existe des exceptions :
- la souche Calendula officinalis et les souches d’origines animales sont diluées au 1/20.
- les macérats glycérinés et les souches insolubles demandent une macération pendant 15 jours.
 
Notre répertoire des souches est disponible sur ce lien 

 

 

La dilution est une étape fondamentale dans la fabrication
d’un médicament homéopathique

 

 

pip

 

 

On effectue une dilution de la teinture mère par un solvant (eau ou éthanol) afin d’aboutir à une solution où l’on ne retrouve plus aucune molécule de la toxine.

 
Deux types de dilutions sont utilisées en homéopathie :

 
Méthode Hahnemannienne : (à flacons séparés) on divise la souche dans un solvant hydrosoluble (en général l'alcool à 70°).
 
- la déconcentration au dixième (D, DH ou X) : 1 partie de solution donneuse (ex : TM) + 9 parties de solvant, puis dynamisation, on obtient donc la première dilution en 1DH. 

 

 - la déconcentration au centième (C ou CH) : 1 partie de solution donneuse (ex : TM) + 99 parties de solvant puis dynamisation, on obtient donc la première dilution en 1CH.
- répétition de l’opération de manière successive jusqu’à la dilution souhaitée.
 
La dynamisation : est un procédé, qui consiste à diluer la teinture mère tout en "libérant" les effets thérapeutiques de la substance. On imprime un certain nombre de secousses à chaque nouvelle dilution (environ une centaine de secousses).

 
Méthode Korsakovienne : (à flacon unique) inventée par un médecin russe appelé Semion Korsakov (1788-1853). 


 
korsakov



 

Il était un contemporain d’Hahnemann. Il a mis au point une technique de dilution différente des Centésimales hahnemanniennes (CH), que l’on appelle la méthode « à flacon unique », symbolisée par la lettre K.
- cette méthode consiste à utiliser le même flacon pour réaliser les dilutions, on agite vigoureusement le flacon et on le vide à chaque fois de son contenu pour le remplir à nouveau de solvant. Le peu de matière qui reste collée à la paroi du verre, constitue alors la goutte nécessaire à la dilution suivante. On obtient ainsi la 1 K, puis la 2 K... jusqu’à la 100 000 K.

Un exemple : une 200K correspond à une 7CH, mais elle a été dynamisée 20 000 fois, alors qu’une 7CH classique n’a été dynamisée que 700 fois.
 
- répétition de l’opération de manière successive jusqu’à la dilution souhaitée.
 
Attention, malheureusement nous ne détenons pas le matériel pour la réalisation des préparations Korsakoviennes, nous ne pourrons donc honorer les demandes.


 
L’étape de l'imprégnation


 

La première étape passée, on procède à l’imprégnation de la dilution sur un support neutre comme des granules ou des globules, on réalise des comprimés, des triturations, on mélange également les dilutions pour obtenir une formule liquide...
Les granules ou globules, sont des petites sphères de saccharose et de lactose imprégnées par la solution puis séchées. La dilution est incorporée à hauteur de 1% sur les granules et les globules.
 
- les granules : 1 tube pèse 4 gr, il compte environ 80 granules
- les globules : 1 tube pèse 1 gr, il compte environ 200 globules
 
Il existe également les granules et globules au Xylitol pour les personnes ayant une intolérance à un excipient à effet notoire tel que le lactose, le saccharose.
 
- la poudre (trituration) et les comprimés (2%) : sont proposés pour les substances insolubles, on incorpore la dilution à hauteur de 2%. Elles sont livrées avec une mesurette de 10 grammes, dans des flacons de 15 gr, 30 gr ou 60 gr et sont à placer directement sous la langue, pures ou dans un peu d’eau. Attention, nous ne réalisons pas ces deux préparations.
- les formes liquides (gouttes) : pour les souches unitaires ou les mélanges de dilution.
- les suppositoires et les pommades : on incorpore la souche ou des mélanges de dilution à hauteur de 0,25 gr pour un suppositoire de 2 gr et 4% pour les pommades dans des tubes de 20 gr..


 

Quelles dilutions conseillées


 

Les dilutions ont des actions différentes suivant la dilution donnée.
 
- les basses dilutions de 1DH à 8DH (4CH) et même 5CH, sont généralement conseillées pour soigner des symptômes locaux, les cas aigus, pour les drainages et bien sur la Gemmothérapie.
- les moyennes dilutions de 5CH à 7CH voire 9CH, sont elles conseillées pour soigner des troubles généraux et cas subaigus. Les 7CH et 9CH servent aussi de régulateurs des fonctions des organes surtout en cas de troubles fonctionnels.
- les hautes dilutions de 9CH à 30CH seront conseillées pour soigner des troubles anciens chroniques ou des troubles psychiques.

Un exemple : en cas de chocs, traumatismes (coup, bosse), l’Arnica montana sera conseillé en 4 ou 5CH, si il y a des courbatures suite à une chute, séance de sport, grippe..le 7 ou 9CH sera conseillé, si par contre il y a de l’anxiété, des insomnies suite à un accident ou un deuil, il faudra prendre du 30CH.
 
Les médicaments homéopathiques n'entraînent pas d'effets secondaires mais, comme pour tout médicament, les personnes ayant une intolérance à un excipient à effet notoire tel que le lactose, le saccharose ou l'alcool doivent éviter les formes qui le contiennent.